

Quel est l’avenir d’un modèle économique qui transforme les citoyens du monde en salariés (puis en chômeurs) les rendant dépendants de la folie financière pour simplement se nourrir ?
Quel est l’avenir d’un modèle économique qui fait du travail (salarié bien sûr) sa valeur centrale et qui détruit emplois publics et emplois privés ?
Quel est l’avenir d’un modèle économique qui fait de la consommation son moteur et sa drogue en vente libre, même le dimanche, tout en confisquant au profit du capital les 2/3 de la valeur
créée ?
Quel est l’avenir d’un modèle économique qui ne sait plus comment se construisent les prix et d’où vient l’argent ?
Quel est l’avenir d’un modèle économique qui fait de la dette, et non de la juste rétribution, son moteur ?
Quel est l’avenir d’un modèle économique qui maintient sa règle sacro-sainte d’accumulation en délocalisant à tour de bras et en réduisant le travail à un coût à faire diminuer à tout
prix ?
Quel est l’avenir d’un modèle économique qui pour poursuivre une croissance infinie épuise toutes les ressources, y compris les ressources humaines ?
Quel est l’avenir d’un modèle économique, le capitalisme du désastre, qui se régénère par l’accumulation des catastrophes ?
Qui sont ces politiques qui viennent découvrir l’intérêt des Etats et du travail coordonné alors qu’ils prêchent la concurrence (guerre) de tous contre tous ?
Quel est notre avenir ?
Pour conclure, comme le disait Stéphane Guyon sur France Inter ce matin, les pauvres n’ont qu’à relire les fables. A force de se plaindre et de crier au loup, plus personne ne les entend, et les
30 milliards de dollars nécessaires pour faire face à la crise alimentaire restent lettre morte. Les riches, eux, savent se tenir et, quand ils appellent à l’aide, ils sont entendus. Les
centaines de milliards de dollars et d’euros affluent...
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