C.G.T Saint Gobain Cognac

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Celui qui lutte peut perdre… celui qui ne lutte pas a déjà perdu…(À méditer) Tous ensemble, unis nous sommes plus forts.


Vers des hausses des prélèvements ?

Publié par C.G.T Saint Gobain Cognac sur 9 Novembre 2009, 17:49pm

Catégories : #Société





C'est une nouvelle preuve de l'inquiétude de la majorité face aux prévisions budgétaires du gouvernement. Deux amendements soutenus par des sénateurs UMP ont été adoptés en commission des affaires sociales en vue de créer de nouvelles recettes pour combler "le trou" de la Sécu, qui devrait atteindre 30 milliards d'euros en 2010. Ils seront examinés en séance à partir de mardi.

Le premier prévoit d'augmenter la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) de 0,15 point. Une hausse qui frapperait tous les ménages puisque ce prélèvement est payé à la source sur tous les revenus bruts (salaires, indemnités chômage, prestations familiales, revenus du patrimoine...). Son relèvement autoriserait le transfert de 20 milliards d'euros de dette de la Sécurité sociale vers la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). Alain Vasselle, rapporteur général UMP de la commission des affaires sociales à l'origine de l'amendement, juge la hausse des ressources de la Sécurité sociale inéluctable : "Il ne faut jamais reporter au lendemain ce que l'on peut faire le jour même", argumente-t-il pour défendre sa proposition.

Également dans le collimateur des sénateurs UMP, les allègements de charges dont bénéficient les entreprises sur les salaires inférieurs à 1,6 fois le Smic. Cette ristourne destinée à favoriser l'emploi des moins qualifiés représente un manque à gagner de 20 milliards d'euros chaque année pour la Sécurité sociale... L'amendement sénatorial propose donc d'en récupérer une part modeste, deux milliards, en imposant que ces allègements soient calculés sur une base annuelle et non plus mensuelle. Il s'agit de taxer les entreprises qui profitent d'un "effet d'aubaine" en versant les salaires sur 13, ou même 14 mois, au lieu de les augmenter. Le gouvernement, qui se dit attaché à la promesse de Nicolas Sarkozy de ne pas augmenter les impôts, pourrait bien ne pas apprécier et bloquer les initiatives de sa propre majorité.
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