C.G.T Saint Gobain Cognac

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Celui qui lutte peut perdre… celui qui ne lutte pas a déjà perdu…(À méditer) Tous ensemble, unis nous sommes plus forts.


Smic au 1er janvier 2011

Publié par C.G.T Saint Gobain Cognac sur 2 Décembre 2010, 10:35am

Catégories : #Société

http://www.wk-rh.fr/actualites/upload/social/social_actu33706_photo.pngDans un rapport remis le 30 novembre au ministre du Travail, le groupe d’experts sur l’évolution du smic préconise de limiter la revalorisation au 1er janvier 2011 « à l’application des mécanismes automatiques légaux ». 2011 devrait donc être la cinquième année consécutive sans coup de pouce.

 

Le rapport du groupe d’experts sera examiné lors de la réunion de la CNNC (Commission nationale de la négociation collective) du 14 décembre, au cours de laquelle le niveau de relèvement du smic sera débattu. Au vu des données disponibles, la hausse devrait être d’environ 1,6 % et le smic horaire devrait passer à un peu plus de 9 € au 1er janvier prochain.

Mécanismes légaux de revalorisation


Rappelons que le Code du travail prévoit un relèvement annuel obligatoire du smic chaque 1er janvier(art. L. 3231-6) en fonction de

– l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, mesurée sur un an de novembre à novembre de l’année précédente ;

- et de la moitié de l’augmentation du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO), mesurée sur un an de septembre à septembre. La Dares publiera les résultats définitifs du SHBO au 3e trimestre 2010 le 13 décembre.

Notons qu’en aucun cas, l’accroissement annuel du pouvoir d’achat du smic ne peut être inférieur à la moitié de l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires horaires moyens (art. L. 3231-8).

Éviter une évolution trop rapide du smic


Le rapport du groupe d’experts justifie sa décision d’exclure un coup de pouce par la nécessité d’une gestion du smic « prudente et articulée avec une politique de soutien au revenu des travailleurs pauvres et une politique stable et pérenne de maîtrise des coûts salariaux ». Il s’appuie pour cela sur différents constats :

– les salariés au smic, notamment les jeunes, connaissent fréquemment au bout de quelques années une mobilité salariale ascendante, mais sont en moyenne plus exposés au risque de chômage ou de sortie du marché du travail. Aussi, selon le rapport, « la question de l’accès et du maintien dans l’emploi, elle-même liée à celle du coût du travail, apparaît ainsi primordiale » ;

– une peu plus de 20 % des salariés percevaient en 2007 un revenu salarial annuel inférieur au smic annuel en raison d’un faible volume de travail. Le groupe d’experts en conclut que, « de façon structurelle, il convient d’éviter des évolutions trop rapides du smic qui, en faisant peser un risque important sur l’emploi, se retournent contre ceux que le salaire minimum doit protéger » ;

– la prime pour l’emploi et le RSA ont contribué à soutenir significativement ces dernières années le pouvoir d’achat des ménages de travailleurs modestes.


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