En 2010, les grands patrons du CAC 40 recevront un total provisoire de 79,5 millions d'euros de rémunérations, selon le palmarès annuel publié par Les Echos lundi. L'année dernière, la somme atteignait 76,4 millions d'euros (hors STMicroelectronics).

 

Malgré la crise ou les polémiques, les salaires des grands patrons n'ont donc pas baissé. Mais ils se sont en revanche complexifiés pour essayer de réduire les excès.

 

Le classement de tête reste quasiment le même. Avec 4,4 millions d'euros, le PDG du groupe Danone, est toujours le patron le mieux payé du CAC 40. Il est suivi du PDG de LVMH, Bernard Arnault (3,9 millions d'euros), du directeur général de Sanofi-Aventis Chris Viehbacher (3,6 millions d'euros), et de celui de L'Oréal, Jean-Paul Agon (3,4 millions d'euros).

(Cliquez ici pour retrouver le classement complet sur le site lesechos.fr)

 

Complexification

 

Pour Les Echos, cependant, la nouveauté n'est pas dans le montant des salaires mais dans leur composition. A part certains qui bénéficient du retour des bonus et des l'amélioration de la conjoncture, les rémunérations ont stagné ou peu augmenté cette année.

 

Elles se sont en revanche complexifiées pour faire face aux exigences des pouvoirs publics et de l'opinion.

 

Salaire fixe et variable, stock-options, bonus, retraites supplémentaires, avantages en nature: l'objectif est de mieux conditionner l'attribution de ces composantes de la rémunération aux performances de l'entreprise.

 

Il s'agissait d'ailleurs de l'une des exigences du G20 ainsi que du Medef dans son code de bonne conduite, établi en 2008.

 

Performance

 

Près de la moitié du bonus de Franck Riboud lui sera ainsi versé sur trois ans, par rapport à la réalisation de ses objectifs, explique l'article.

 

Après y avoir renoncé en 2008, les dirigeants de BNP Paribas ont aussi vu la moitié de leur bonus différée sur les exercices suivants si les résultats sont toujours aussi bons.

 

"Nous avons provisionné 1 milliard d'euros, dont la moitié est en cash et l'autre différée sur les exercices suivants et conditionnée aux résultats", a expliqué à la presse son directeur général Baudouin Prot en février dernier.