C.G.T Saint Gobain Cognac

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Celui qui lutte peut perdre… celui qui ne lutte pas a déjà perdu…(À méditer) Tous ensemble, unis nous sommes plus forts.


Prime dividende.........

Publié par C.G.T Saint Gobain Cognac sur 13 Octobre 2011, 08:35am

Catégories : #Actualité Saint Gobain

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Prime dividende / Le verre presque vide à Vauxrot

 


CUFFIES (Aisne). Les salariés de l'usine Verallia sont déçus. S'ils sont les rares Soissonnais à toucherhttp://www.lunion.presse.fr/media/imagecache/article-taille-normale/protec/2011-10/2011-10-07/201110074e8eaf39a15eb-0-483459.jpg la prime dividende, elle s'élèvera à 200 euros au lieu des 1.000 attendus.


Le verre est loin d'être à moitié vide à l'usine de Vauxrot. C'est encore moins que ça ! Les négociations concernant la prime dite des 1 000 euros ou prime des dividendes viennent d'avoir lieu chez le groupe Saint-Gobain dont Verallia fait partie. La loi promulguée officiellement le 29 juillet, impose aux entreprises de plus de 50 salariés qui ont augmenté les dividendes versés à leurs actionnaires cette année à verser une prime aux salariés. Ceux de l'usine de Vauxrot seront les rares Soissonnais à toucher cette prime. Elle n'est pas à la hauteur de ce qui avait été annoncé par le président de la République. Questions à Alain Destrain, secrétaire cégétiste du comité de groupe France Saint-Gobain.


Comment se sont passées ces négociations ?
Alain Destrain : nous n'avons pas négocié. Nous nous sommes réunis pour des palabres pas des négociations. Nous (la CGT) voulions 5 % d'augmentation des salaires et une prime de 200 euros. La direction a imposé 200 euros. C'est tout.


Pourquoi cette revendication précise de 5 % et 200 euros ?
A D : avec 5 % d'augmentation d'un smic, cela faisait une augmentation d'environ 800 euros par an. Avec les 200 euros de prime, nous arrivions à la fameuse prime de 1 000 euros.


Décevantes, donc, ces négociations ?
AD : oui ! Les résultats nets du groupe, au premier semestre, montrent une augmentation de 52 % des bénéfices. Si on veut faire un comparatif, la prime de 200 euros qui sera versée aux 47 000 salariés du groupe va coûter 10 millions d'euros tandis que les dividendes distribués aux actionnaires s'élèvent à 600 millions d'euros. Et puis ce qu'ils donnent pour cette fin 2011, ils ne le donneront pas lors des négociations annuelles obligatoires sur les salaires en 2012.


200 euros alors que l'on parlait avant l'été de la prime des 1 000 euros… Comment cette prime est-elle perçue à l'usine de Vauxrot ?
AD : cette prime-là est très conflictuelle. Quand on met à côté les résultats de l'entreprise. Cela va dans le sens de notre base de revendication pour la journée de mobilisation nationale du 11 octobre. On appelle à la grève à Vauxrot avec une assemblée générale devant les portes de l'usine à 11 heures. Une grève de 1 h 45 à 8 heures qui aura lieu les 7, 8 et 11 octobre en fonction des équipes.
Combien de personnes cette prime va-t-elle concerner à Soissons ?


AD : tous ceux qui ont travaillé chez Verallia en 2010, y compris les CDD même d'un mois. C'est-à-dire avant le plan social. Elle va donc concerner jusqu'à 230 personnes.


D'autres groupes à Soissons pourraient être concernés ?
AD : non aucun. Pas à ma connaissance.

Propos recueillis par Ludivine BLEUZÉ

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