C.G.T Saint Gobain Cognac

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Celui qui lutte peut perdre… celui qui ne lutte pas a déjà perdu…(À méditer) Tous ensemble, unis nous sommes plus forts.


les salariés s'inquiètent

Publié par C.G.T Saint Gobain Cognac sur 11 Octobre 2012, 16:26pm

Catégories : #Société

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Châteaubernard : Onet perd un marché, les salariés s'inquiètent

 

 

Le contrat de retriage des bouteilles de Verallia prend fin dans deux mois. La direction assure que le personnel poursuivra avec le repreneur, les salariés doutent.

 

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C'est un doute à très court terme qui a gagné les salariés de l'atelier de triage des bouteilles d'Onet, à Châteaubernard. Il y a quelques jours, ils ont appris que leur employeur avait perdu ce contrat en sous-traitance pour l'usine Verallia (ex Saint-Gobain). Il arrivait à échéance le 15 décembre.

 

À près de deux mois du terme, l'identité du repreneur n'est toujours pas connue. « Le marché est en cours de négociation, on connaîtra le résultat fin octobre ou début novembre », indique Laurent Gautier, le directeur d'Onet à Cognac. Il se veut rassurant. « Il y aura la reprise de l'intégralité de l'effectif. Cela ne pose pas de souci particulier. La majorité des sociétés contactées dépendent de la même convention collective. Le changement crée toujours de l'inquiétude, mais les craintes ont été prises en compte. Notre priorité est que les salariés conservent leur emploi », insiste-t-il.

 

« Trop flou pour être honnête »

 

Ce discours, une partie du personnel n'y croit pas. Hier, avec en toile de fond un mouvement national pour la défense de l'emploi et de l'industrie, la moitié des 36 salariés du triage ont débrayé. « Ils nous mentent depuis le début. Début juillet, on nous a affirmé qu'un nouvel atelier allait être construit. Celui où l'on travaille, c'est un trou à rats ! Mais il fallait faire des efforts supplémentaires sur le rendement, toujours au détriment du salarié », gronde la déléguée du personnel, Agnès Martineau.

 

« Ce sont des conditions de travail d'un autre temps », lance un ancien intérimaire. Il avait accepté ce contrat en raison d'une promesse de CDI, qui ne s'est pas concrétisée. Le ras-le-bol fuse sur la vétusté des locaux, « des trous dans les planchers, les transpalettes qui marchent une fois sur deux, 9 degrés l'hiver dans l'atelier »…

 

« C'est trop flou pour être honnête », ironise un salarié. Des bruits courent sur la reprise du marché par un homologue, De Richebourg, installé dans l'enceinte de Verallia. Ce n'est pas le cas de l'atelier d'Onet, ce qui alimente les craintes des salariés, tout comme des interprétations délicates sur leur convention collective, « propreté nettoyage », qui n'est pas celle de Verallia, « verre céramique ».

 

Onet assure un autre contrat de sous-traitance sur la logistique, intégré à l'usine de Verallia. Il prend fin en août 2013. Par solidarité, 80 % des 25 salariés ont également débrayé hier. Laurent Gautier, qui explique qu'Onet a perdu le contrat de triage « faute d'avoir trouvé un équilibre financier avec Verallia », affirme que le groupe n'a pas l'intention d'abandonner le contrat de la logistique.

 

Le souvenir du conflit de février 2011, qui a marqué les esprits, soude la troupe. Pour lever les doutes, la CGT réclame une réunion tripartite avec Verallia et le repreneur. « On n'a pas le droit de les laisser tomber », glisse le secrétaire de la section CGT de Verallia, Dominique Spinali.

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