C.G.T Saint Gobain Cognac

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Celui qui lutte peut perdre… celui qui ne lutte pas a déjà perdu…(À méditer) Tous ensemble, unis nous sommes plus forts.


L'exaspération......

Publié par C.G.T Saint Gobain Cognac sur 17 Février 2011, 06:37am

Catégories : #Evénements

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L'exaspération explose au grand jour chez Onet

Débrayage massif chez le sous-traitant verrier de Saint-Gobain, hier. Les salariés fustigent leur grande précarité.

 

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Il est rare, très rare, d'observer un mouvement de grève chez un sous-traitant de la filière verrière. Dans ce secteur, la main-d'œuvre est généralement peu qualifiée, la précarité reine, et le silence fait office de loi. Les entreprises qui font appel à ces sociétés spécialisées tirent les prix, et, en bout de course, c'est le personnel qui trinque.

 

Le débrayage suivi massivement par la quasi intégralité d'Onet Services, hier à Châteaubernard, en dit long sur le ras-le-bol ambiant. Un mouvement chez Saint-Gobain Verallia autour de revendications salariales (lire ci-contre) a fait office de déclencheur d'une colère sourde depuis des mois.

 

Le groupe Onet emploie 48 000 collaborateurs en France et en Europe, dans le domaine de la propreté, la technologie ou la sécurité. À Châteaubernard, Onet a repris en 2008 à son compte l'activité d'un autre sous-traitant, ISS. Elle se décompose en deux. Saint-Gobain (aujourd'hui Verallia) sous-traite au sein de son usine de Cognac les expéditions de bouteilles, un service qui emploie une trentaine de personnes. Sur un terrain qui jouxte la verrerie, Onet emploie une quarantaine de personnes pour du triage.

Une hausse de 0,01 centime !

 

On comprend les économies pour Verallia. Le personnel qui s'occupait des expéditions gagnait, au minimum, 1 600 € net par mois. Pour un salarié d'Onet, le salaire stagne entre 1 200 et 1 250 €. « Les gens n'en peuvent plus, ils sont pris à la gorge, malgré un travail à temps plein », souligne Olivier Magique, délégué CGT du personnel.

 

Les grévistes pointent en grinçant des dents « une hausse de salaire de 0,01 centime en juillet 2009 ». « En 2010, le Smic augmentait de 1,6 %. Nous, on a eu 1,39 %. On est un tout petit peu au-dessus du Smic, alors on nous dit de ne pas nous plaindre », fulmine Agnès Martineau, délégué CGT du personnel suppléante. Pas de treizième mois, c'est « douze mois et point barre », et une « prime de qualité » de 45 € brut pour les trieuses, « alors que la responsabilité est énorme ». Côté triage, le salaire horaire brut est de 9,44 €, et de 9,60 € pour le service logistique.

Pas de toilettes…

 

Les grévistes demandent une hausse de 200 € par mois. Ils réclament aussi une meilleure prise en compte de la pénibilité de leur tâche. « Aux expéditions, le sol est plein de trous. Cela a entraîné un accident grave, un salarié qui a eu un problème avec son chariot à cause de cela, un nerf a été sectionné, il a perdu l'usage de son pied droit. » Pour se loger, ces salariés ne disposent que d'une cabane de chantier, sans eau, ni toilettes ni douche.

 

En théorie, ils n'ont même pas le droit d'utiliser les toilettes de Verallia…

« Les conditions régressent », soupirent les représentants du personnel, qui attendent depuis des mois de discuter avec la direction. Celle-ci n'a pas donné suite à notre appel téléphonique, hier. Elle était occupée à faire venir des salariés d'une autre unité d'Onet à Cholet, dans le Maine-et-Loire, pour contourner le blocage des grévistes.

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