C.G.T Saint Gobain Cognac

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Celui qui lutte peut perdre… celui qui ne lutte pas a déjà perdu…(À méditer) Tous ensemble, unis nous sommes plus forts.


ils brisent la grève... et le matériel

Publié par C.G.T Saint Gobain Cognac sur 18 Février 2011, 22:33pm

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Le sous-traitant de Saint-Gobain a fait venir des salariés d'autres sites pour remplacer des grévistes, avec quelques déconvenues selon la CGT


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Depuis mercredi, un jeu du chat et de la souris s'est engagé entre le groupe Onet et des salariés réclamant une revalorisation salariale. La multinationale emploie environ 70 personnes sur deux activités en sous-traitance à Châteaubernard, près de Cognac. D'une part, la gestion des expéditions de l'usine verrière Verallia (ex Saint-Gobain), dans l'enceinte même du site. D'autre part, du triage de bouteilles dans un bâtiment voisin. Dans le secteur de la sous-traitance, les salaires sont généralement « au ras des pâquerettes », la précarité très forte, mais les mouvements sociaux restent rarissimes.

 

Chez Onet, le salaire net se situe entre 1200 et 1250€ euros par mois, sans treizième mois. Les grévistes demandent une augmentation de 200 euros et une amélioration de leurs conditions de travail. Sur ce point, selon la CGT, l'Inspection du travail a mis en demeure Saint-Gobain de fournir à l'atelier logistique des locaux disposant de toilettes, douches et point d'eau, au lieu d'une simple cabane de chantier aujourd'hui. Une entrevue entre un directeur régional et un délégué du personnel CGT a eu lieu jeudi, mais la direction n'a pas encore fait de propositions. En revanche, dès mercredi après-midi, elle a eu recours à du personnel d'autres sites d'Onet pour remplacer les grévistes.

 

« Deux viennent de Tours, deux de Cholet et cinq de Clermont. Mais sur les neuf, deux ont du partir car leur contrat n'était pas en règle », relate-t-on du côté de la CGT. Selon le syndicat, qui a pu voir leurs contrats, les « briseurs de grève » sont des chefs d'équipe ou des cadres. Ils rencontreraient quelques difficultés dans leur tache. « Ils multiplient les accidents. Il y a un passage très étroit, où il y a eu deux chariots abîmés. Il y a aussi des erreurs de chargement et de la casse dans les palettes. Le sol, là-bas, c'est un vrai terrain de cross, quand tu ne connais pas… », s'amuse un cariste en grève.

 

Les salariés mécontents varient leurs modes d'action, avec des débrayages de deux à quatre heures. Ce qui entraîne parfois des doublons avec la présence de leurs remplaçants… Les grévistes sont soutenus pour leurs collègues de site de Verallia, où la CGT a engagé un conflit sur une revendication salariale lundi. « La direction fait des propositions soumises à un accord sur la flexibilité. C'est un dossier trop complexe, on ne peut travailler là-dessus dans le contexte tendu qu'il y a à Cognac. On veut d'abord trouver un accord sur le dossier des salaires. Et on relie les salariés d'Onet à nos revendications », indique le secrétaire CGT de Verallia Cognac, Dominique Spinali. Vendredi midi, les sous-traitants verriers ont reçu le soutien de représentants de la CGT de Schneider Electric, dont l'activité de l'usine de Merpins doit être délocalisée à l'Isle d'Espagnac, près d'Angoulême.

 

 

 

 

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