C.G.T Saint Gobain Cognac

C.G.T Saint Gobain Cognac

Celui qui lutte peut perdre… celui qui ne lutte pas a déjà perdu…(À méditer) Tous ensemble, unis nous sommes plus forts.


FO et la CGT demandent «la tête de la direction»

Publié par C.G.T Saint Gobain Cognac sur 21 Octobre 2010, 05:07am

Catégories : #Actualité Saint Gobain

 

 

 

null 

Philippe Coltat-Gran a pris une claque, hier matin. En apprenant que les représentants des deux principaux syndicats de son usine, la CGT et FO, réclamaient sa tête, le patron de Verallia Cognac s'est d'abord demandé si c'était une blague.

 

Mais ni Dominique Spinali (CGT), ni Christophe Tardy (FO) n'ont le coeur à rire. Selon eux, «la direction locale ne pense qu'à détruire, à taper sur le salarié plutôt que de regarder en face les vrais problèmes de l'entreprise.»

 

Depuis quelque temps, l'usine, unité d'emballage du groupe Saint-Gobain, est perturbée par des mouvements sociaux qui n'ont pas grand-chose à voir avec la réforme des retraites (1).

 

  «Depuis deux ans et demi, il tue l'usine»

 

 «Il y a ici des problèmes structurels, dénonce Christophe Tardy. Avec des répercussions sur la clientèle. Tous les jours, nous avons des réclamations pour des défauts critiques.» Essentiellement sur des verres extra-blanc dont la technique de production a été remaniée voici un an et demi.

 

«Nous ne sommes pas assez nombreux pour la faire tourner correctement et on nous met la pression, insiste

Dominique Spinali. Du coup, il y a de plus en plus d'erreurs et, fatalement, d'accidents du travail.»

 

Des blessures desquelles on ne pourrait même plus guérir tranquillement, si l'on en croit le duo syndical. «La direction demande des contrôles à domicile. À l'usine, on met peut-être le paquet pour la sécurité avec les bouchons d'oreilles ou les gants, on oublie quand même de parler des problèmes autrement plus importants, comme l'amiante et les brouillards d'huile», déplore le délégué FO.

 

Les deux hommes accusent Philippe Coltat-Gran de favoriser «un climat de répression» au sein de la société.

 

«Depuis deux ans et demi, il tue l'usine» affirment-ils, en réclamant «son départ et celui de son staff. Tant qu'il y aura cette équipe, on ira dans le mur. Nous n'avons plus de relations franches et respectueuses, mais l'impression de nous trouver en face de Sarkozy.»

 

Adepte du linge sale qu'on lave en famille, Philippe Coltat-Gran, visiblement affecté de l'attaque personnelle, n'a pas souhaité réagir. «S'il y a des choses à régler, cela doit se faire en interne.» Il n'a cependant pas nié «un certain nombre de revendications que [la direction] essaye de traiter en fonction de [ses] moyens.»

 

Un son de cloche qui résonne faux aux oreilles de Dominique Spinali et Christophe Tardy. L'un et l'autre sont

persuadés que l'usine de Cognac est dans le collimateur, à l'image du site de Vauxrot, à côté de Soissons, dont la fermeture d'un des deux fours est imminente. «Qui nous dit que Cognac ne va pas, dans la foulée, perdre l'un de ses trois fours ?» s'interroge Dominique Spinali.

 

Les syndicalistes voient un lien de cause à effet entre ce qu'ils estiment être le sabotage de l'usine par la direction et l'entrée en bourse du pôle Verallia, annoncée pour l'année prochaine.

 

Dominique Spinali et Christophe Tardy redoutent des conséquences pour l'emploi, à Cognac comme ailleurs. La vingtaine d'intérimaires de l'usine de 351 salariés pourraient être les premiers concernés.

 

(1) Depuis la semaine dernière, les équipes observent des mouvements ponctuels de grève,

à raison de trois quarts d'heure par ci par là.

 

Commenter cet article