C.G.T Saint Gobain Cognac

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Celui qui lutte peut perdre… celui qui ne lutte pas a déjà perdu…(À méditer) Tous ensemble, unis nous sommes plus forts.


Amiante : l'usine Verallia...........

Publié par C.G.T Saint Gobain Cognac sur 2 Juillet 2013, 17:25pm

Catégories : #CHSCT

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Amiante : l'usine Verallia de Châteaubernard condamnée pour "faute inexcusable"

 

 

La cour de cassation de Poitiers a mis fin au long combat, lié à l’amiante, d’Anne-Marie Saivres contre Verallia .

 

 

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Elle a beau se le répéter depuis vendredi, Anne-Marie Saivres n’arrive toujours pas à croire que la cour de cassation de Poitiers a confirmé la condamnation de Verallia, ex-Saint-Gobain, pour « faute inexcusable ». Après douze ans de procédures judiciaires interminables contre l’usine verrière de Châteaubernard, Anne-Marie Saivres peut enfin « commencer à vivre ».

Sa victoire, elle la dédie à son mari, Gérard, décédé en 2001 d’une longue et douloureuse maladie. Pendant trente-cinq ans, l’ouvrier avait été en contact direct avec l’amiante qu’il manipulait. Depuis, son épouse était partie en croisade pour faire reconnaître l’implication de Verallia. Le 17 février 2011, la cour d’appel de Bordeaux condamnait l’usine pour « faute inexcusable », une première en France. Restait encore à passer la cour de cassation que Verallia avait tout de suite saisie, après cet échec. Vendredi, le verdict est tombé. Point final du dossier.

Lorsque l’avocat parisien d’Anne-Marie Saivres, maître Moehring, lui a annoncé la bonne nouvelle. « Je n’ai pas arrêté de pleurer, raconte la principale intéressée. Je ne m’y attendais pas du tout. J’ai vécu tellement de choses en douze ans, des victoires comme des déconvenues, que je ne pouvais pas imaginer l’issue du procès. »

Son entourage, la CGT en tête, a su lui donner le courage nécessaire pour affronter cette réalité. « J’ai de suite pensé à mon mari, continue Anne-Marie Saivres. C’est lui qui m’a donné le courage de continuer pendant douze ans. Aujourd’hui, je vais pouvoir commencer à faire le deuil de mon époux. Il va me falloir beaucoup de temps pour m’en remettre. Je crois que si c’était à refaire, je n’en aurais pas la force. »

Lundi soir, Anne-Marie Saivres a partagé le verre de la victoire avec les membres de l’association dont elle est présidente depuis septembre, le Collectif interprofessionnel pour la défense des victimes de l’amiante et du travail (Cidvat). Dans sa petite maison de l’avenue de Barbezieux, à quelques mètres de l’entrée de Verallia, elle remercie ses soutiens. « Si l’issue du procès avait été différente, j’aurais quand même été gagnante. Ce combat m’a permis de créer le Cidvat, et des liens forts avec beaucoup d’anciens collègues de Gérard. Maintenant, c’est à moi de soutenir les autres. »

Le Cidvat justement, qui n’aurait pu trouver meilleure représentation que la victoire d’Anne-Marie Saivres. L’association a déjà recueilli une dizaine de dossiers liés à l’amiante, et autant pour l’ensemble des maladies professionnelles. « Anne-Marie, c’est notre meilleur moteur, constate Jean-Claude Ouvrard, trésorier du collectif. Elle donne du courage, elle montre que tout ça c’est possible. Elle a ouvert une porte en grand. »

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