C.G.T Saint Gobain Cognac

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Celui qui lutte peut perdre… celui qui ne lutte pas a déjà perdu…(À méditer) Tous ensemble, unis nous sommes plus forts.


Le dossier explosif de la baisse des salaires

Publié par C.G.T Saint Gobain Cognac sur 30 Juin 2009, 15:44pm

Catégories : #Actualité

Pour garantir leur survie, des entreprises n’hésitent pas à jouer la solidarité plus ou moins forcée dans leurs équipes. En jeu, la baisse de la part fixe de la rémunération.

Osram aurait-elle raté son coup ? En tout cas, la filiale du groupe allemand Siemens, implantée à Molsheim, en Alsace, est convoquée le 3 juillet au TGI de Saverne. L’idée de réduire de 12,5 % les salaires de 600 de ses collaborateurs (sur 800) est restée en travers de la gorge de FO.
Et ceux qui ont dit “non” à la proposition se retrouvent licenciés, pour refus de modification du contrat de travail, liée à une difficulté économique prévisible. Ils sont 108 en tout, venus des métiers de la logistique. Un chiffre rond, ultra médiatisé, mais qui masque que 83 % ont répondu “oui”. « On ne désespère pas de conserver certains récalcitrants, souligne Francis Louis, directeur de la qualité et de la stratégie. Car notre but est bien que les gens gardent leur emploi, pas qu’ils partent. » Or, les postes lâchés par leurs titulaires, et sauvés par la baisse des salaires, seront ouverts à l’interne et à l’externe.

 

Justifications et contreparties

Mises à la porte d’un côté, recrutements de l’autre. Une situation kafkaïenne qui n’est pas exceptionnelle dès qu’on aborde le délicat sujet de la diminution des salaires en entreprise. Parce que la loi l’interdit. Et que, pour faire avaler cette pilule-là, il faut de sérieuses justifications et des contreparties. Ce que les Pdg américains prennent rarement en considération. Ainsi, ceux de HP, Hertz ou IBM, qui imposent à leurs filiales européennes de drastiques réductions de salaire.
N’est-ce pas pratique courante outre-Atlantique ? Même le patron de l’honorable British Airways assume sans complexes de demander à ses employés de travailler gracieusement d’une semaine à un mois pour sauver leurs jobs !* L’affaire n’est donc pas simple. Elle est même très risquée, et l’utilisation actuelle du procédé chez nous surprend les économistes et… les syndicalistes. Pourtant, les entreprises de l’Hexagone sont nombreuses à être tentées par la formule. L’activité va mal, la crise est brutale, entraînant des effondrements de 30 %, 40 %, voire 50 % du chiffre d’affaires en quelques semaines. L’industrie, l’automobile et les biens d’équipement en particulier, le BTP et le conseil sont les premiers touchés.

 

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Entreprise & Carrières, 30/06/2009
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