C.G.T Saint Gobain Cognac

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Celui qui lutte peut perdre… celui qui ne lutte pas a déjà perdu…(À méditer) Tous ensemble, unis nous sommes plus forts.


Crise économique : L'Elysée demande des efforts au français mais ... ne se refuse rien

Publié par SLOVAR les Nouvelles sur 17 Juin 2009, 06:30am

Catégories : #Economie

 

Critiquer les actions ou la gestion du Chef de l'Etat serait de l'anti sarkozysme primaire. C'est le nouveau "truc" des communicants de l'Elysée pour "foutre la honte" aux socialistes.

Beaucoup de français (Slovar les Nouvelles le premier) n'hésitent pas à critiquer l'inaction ou les débats de petits marquis au Parti Socialiste.

Si certains de ses élus ou membres du bureau national continuent à entretenir le suspense sur leur candidature à la prochaine présidentielle, (ce qui a pour effet de donner les derniers résultats électoraux que l'on sait) il existe au Parti Socialiste des députés ou sénateurs dont les ambitions se limitent à faire un travail d'investigation incontournable, tant dans le domaine des textes de lois que dans le domaine de la dépense publique injustifiée.

Cette catégorie, trop rare à notre goût, mérite d'être citée. Car, dans une période où la droite (et quelques députés socialistes en rupture de ban), hurle à l'anti sarkozysme primaire, les élus de cette catégorie, donnent des éléments incontestables permettant aux français de comprendre que la France est dirigée par un Président qui nous vend de la rigueur et de l'effort alors que lui même s'en dispense !

Au rang de ces élus, nous comptons l'infatigable René Dosières qui depuis 7 ans analyse les budgets de fonctionnement et pose des questions judicieuses auxquelles on lui répond le plus souvent de façon évasive mais gênée ...

Dernier sujet en cause : Les dépenses de fonctionnement de l'Elysée

Même si Luc Chatel nous avait expliqué que l'augmentation de salaire de Nicolas Sarkozy était légitime puisqu'il travaillait trois fois plus que ses prédécesseurs, il ne "faudrait pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages" comme le disait Michel Audiard. L'Elysée comme Matignon et les ministères ne fonctionnent que grâce à l'argent public et dans une période de "vaches maigres" TOUT le monde doit se serrer la ceinture, à commencer par nos dirigeants !

Première victime de la période de "vaches maigres " : Les salaires

Le Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy déclarait à ce sujet le : 26-03-07 (la déclaration est toujours disponible sur
sarkozy.fr )

Question : Bonjour Monsieur le Ministre, vous dites qu’il faut travailler plus pour gagner plus, alors quelles sont vos mesures et qu’allez-vous faire pour qu’on y arrive ?

Réponse : D’abord je considère que le principal problème économique de la France c’est un problème de pouvoir d’achat : les salaires sont trop bas en France, il ne reste pas assez quand on a travaillé tout le mois. Et ça pose un problème de carburant dans le moteur de l’économie française ... / ... Je veux être le candidat du pouvoir d’achat. Je veux être le candidat de l’augmentation des salaires. Je n’accepte pas que les salaires en France soient parmi les moins élevés. Le problème de la France, c’est pas qu’il y a trop de travail, c’est qu’il n’y en pas assez.

Alors, plus de 2 ans après, où est-on de ces salariés de "misère" que le candidat allait transformer en crésus ?

Et plus exactement, de combien ont augmenté les salaires en 2008 ? Cette question pourtant fondamentale n'est jamais abordé, ces derniers temps, par le Président, le gouvernement ou la majorité présidentielle. Attention messieurs, trop de pudeur tue la pudeur ! Nous aimerions ajouter comme le dit si bien notre Premier ministre : "il ne peut y avoir de tabou dans aucun domaine"

Nous sommes allés chercher cette donnée sur le site de l'INSEE qui, bien que contesté, reste le seul organisme officiel délivrant des statistiques sur ces sujets. Voici la réponse ci-dessous

Vue d'ensemble - Salaires
Stabilisation de la hausse des salaires ...
Date de parution : novembre 2008 - France -
Insee Références

Laconique et sans aucune indication chiffrée, mais néanmoins clair.

Nos contradicteurs libéraux nous diront : "d'accord, mais ce n'est pas l'Etat qui fixe les salaires dans le secteur privé" Avis que, pour une fois, nous partageons. Nos amis libéraux ajouterons également que "dans ces circonstances, il faut un Etat modeste et bon gestionnaire des finances publiques. Il faut donc supprimer un maximum de fonctionnaires et laisser au privé la charge de fonctionnement des dernières entreprises détenues par l'Etat"

Ce à quoi, nous leur répondront que la suppression d'un poste de facteur est plus dommageable que celui d'un haut fonctionnaire ou un conseiller spécial du staff de l'Elysée ! Et s'il n'y avait que cela ...

Le journal Le Monde du 16.06.09,
nous explique dans un article portant le titre suivant : "Les dépenses de fonctionnement de l'Elysée ont augmenté de 21,7 % en 2008" que la litote de nos amis amoureux de l'économie de marché et des admirateurs du "veau d'or" libéral n'est qu'une habile façon de pratiquer le "faites ce que je dis mais pas ce que je fais"

La loi de finances initiale avait prévu une dotation de 101,157 millions d'euros. Malgré les 9,2 millions de crédits complémentaires votés fin 2008, le montant total des dépenses exécutées en fin d'exercice – dotation d'investissement comprise – s'élève à 113,182 millions d'euros, soit un dépassement de 2,8 millions, selon le document "Pouvoirs publics" figurant en annexe du projet de loi de règlement des comptes de 2008.

"La présidence de la République s'engage à publier chaque année, à compter de 2008, un rapport retraçant l'utilisation des fonds alloués à son fonctionnement", avait promis le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, lors du vote du budget, se portant garant de la "transparence" la plus totale.

Les cinq pages de "description des charges" qui accompagnent la présentation des comptes restent succinctes. Ainsi le même flou continue-t-il à entourer les effectifs de l'Elysée et le coût des fonctionnaires mis à disposition.

Poursuivant le travail d'investigation méthodique engagé depuis sept ans, René Dosière, député (app.PS) de l'Aisne, apporte bon nombre d'éclaircissements. Les charges de fonctionnement courantes (26 millions d'euros) font un bond de 51,2 % par rapport à l'année précédente.

"Leur évolution est largement dépendante de la très forte augmentation de l'activité de la présidence", indique le rapport budgétaire en guise d'explication, qui se félicite que la mise en concurrence des fournisseurs ait permis de contenir les dépenses. Ainsi, le coût par convive de la garden-party du 14-Juillet a-t-il été ramené, selon le document, de 76,22 euros en 2007 à 67,45 euros en 2008.

"Le lecteur en conclut que la garden-party coûte moins cher, relève M. Dosière. La réalité est exactement contraire puisqu'elle a coûté plus cher : 474 523 euros en 2008 contre 419 213 en 2007, soit + 13,4 %. Ce que ne dit pas le rapport, c'est que le nombre d'invités est passé de 5 500 à 7 050."

Les déplacements (16,3 millions d'euros) augmentent de 26,3 %. Sans pour autant que soient levées toutes les incertitudes concernant ce poste. La facturation des vols effectués avec les moyens de l'Escadron de transport, d'entraînement et de calibration (Etec) ne correspond pas, en effet, à leur coût réel.

M. Dosière s'interroge sur la sous-estimation des dépenses et, pour certains déplacements officiels, sur le nombre de participants et l'ampleur des moyens mobilisés. Pas moins de 311 personnes accompagnaient M. Sarkozy lors de son voyage en Chine, en novembre 2007, pour lequel avaient été affrétés 3 Airbus, un Falcon 900 et un Mystère 50 médicalisé.

Le député n'hésite pas à mettre en doute la "régularité" et la "sincérité" du budget présenté, allant jusqu'à parler de "manipulations budgétaires". Ainsi s'étonne-t-il de l'inscription de recettes, pour un montant de 2,4millions d'euros, afin d'éviter de faire apparaître un déficit budgétaire, alors que celles-ci "présentent un caractère incertain et non conforme aux règles".

Pour M. Dosière, la "description" des dépenses de l'Elysée présentée dans ce document budgétaire relève de la "politique de communication".

Il se trouvera selon toutes certitudes un grand nombre d'élus et de militants UMP qui vous expliqueront que ces faits et chiffres sont des outrages au Chef de l'Etat . Nul doute non plus qu'il en profiterons pour taxer René Dosières et Slovar les Nouvelles (qui se fait modestement son porte parole) : d'anti sarkozysme primaire ...

Pas certain, toutefois, que cette fois-ci le "truc" fonctionne ...

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