"Il y a quelques mois, nous avions formulé une proposition (...) nous avons calculé, à partir des paramètres donnés par le gouvernement, à partir de quel âge légal de départ à la retraite on pouvait avoir un financement garanti. C'est 63 ans et demi, à partir de 2012", a rappelé Laurence Parisot sur France 2, au lendemain de
déclarations gouvernementales sur le sujet. Cependant, comme on lui demandait si elle prônait la retraite à 63 ans et demi", elle a répondu: "Non, nous, on demande, premièrement, un débat national sur le sujet".


"Il faut que chacun comprenne que nous allons dans le mur", a poursuivi Laurence Parisot. "Il faut que ça soit une réalité admise et comprise par tout le monde, et à partir de là, que la collectivité nationale, à partir d’un débat public entre les autorités politiques, les partenaires sociaux, puisse d’un commun accord, dire : "eh bien voilà, il faut relever l’âge légal de départ à la retraite de x années, il faut allonger les durées de cotisations de x années, il faut peut-être aussi, en plus de notre système de répartition, aller un peu plus loin dans tous les mécanismes d’épargne retraite qui existent aujourd'hui"".


Lors de sa conférence de presse mensuelle mardi matin à Paris, Laurence Parisot a estimé qu'il fallait "regarder le dossier dans sa globalité" en prenant en considération "l'âge de départ, le taux d'activité des séniors, la pénibilité" de la carrière professionnelle. Rappelant qu'une négociation infructueuse sur ce dernier point avait eu lieu avec les syndicats, elle s'est dite "prête à signer à chaque instant" le volet prévention du projet d'accord inabouti.


Laurence Parisot s'est aussi félicitée de la
résurgence du débat sur les retraites. "Enfin, on s'attaque à quelque chose qu'on n'arrive jamais à résoudre et qui rend la situation anxiogène", a-t-elle déclaré, affirmant qu'"il n'y a aujourd'hui plus un pays du monde occidental qui n'a pas repoussé l'âge de départ à la retraite".