O-I a repris la production de biberons en Amérique
du Nord.
Les discussions autour du bisphénol A (BPA) profitent à certains. Tandis que des études paraissent régulièrement sur les risques de ce composé chimique, très utilisé

comme monomère pour la fabrication des polycarbonates ou
comme antioxydant dans les plastifiants et le polychlorure de vinyle (PVC) et intervenant aussi dans la production des résines époxy, se retrouvant ainsi dans les biberons, les conteneurs d’eau,
les récipients destinés au micro-ondes, les revêtements intérieurs des canettes et boîtes de conserve..., les fabricants de solutions alternatives se réjouissent.
Ainsi, les verriers, en particulier l'américain O-I, mettent en avant les qualités de leur matériau, qui "doit être à nouveau le choix sain des générations futures", selon Dominique Tombeur,
vice-président marketing et communication d'O-I en Europe. "La nourriture emballée dans du verre conserve la saveur que la nature lui a donnée.
Pourquoi prendre des risques avec autre chose ?", déclare Viivika Remmel, directrice du marketing pour l'industrie alimentaire en Europe.
Et de souligner le grand retour des biberons en verre :
"la demande croissante de la part
des parents a amené O-I à reprendre leur production en Amérique du Nord, dans l'usine de Charlotte (Michigan), après vingt ans d'interruption", indique le groupe.
Saint-Gobain Containers serait en passe d'en faire de même et Vitro Packaging a augmenté ses capacités au Mexique.
"On constate la même tendance en Europe (...) parce qu'il est important de pouvoir donner aux bébés un bon départ dans la vie", ajoute O-I. Précisons cependant que l'Autorité européenne de sécurité
des aliments (EFSA) n'a pas jugé nécessaire de réviser la dose journalière acceptable (DJA) d'ingestion de BPA fixée en 2007 et qu'il existe d'autres plastiques, tels que le
polyethersulfone, sans phtalates ni BPA.
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